
Collaboration spéciale d’Espace mental
“Ça prend du courage pour ralentir dans une société qui nous fait miroiter que tout devrait arriver rapidement”, est l’une des premières phrases qu’Espace mental a écrite sur ses réseaux lors de sa fondation.
“Et ne pas se sentir coupable de le faire”, sont les mots qui ont suivi immédiatement après.
Salut à toi ! Si tu ne nous connais pas encore, on prend le temps de se présenter. On est Espace mental, une entreprise qui a à cœur de parler de droit au repos dans l’espace publique. Et aujourd’hui, on a la chance de collaborer avec Marc l’instant d’un blog pour discuter avec toi des bénéfices de la lenteur et de la pression culturelle associée à la productivité.
D’ailleurs, pour commencer le tout lentement, pourquoi ne pas prendre le temps de relire les 2 premières phrases de l’article. On commencera après.
Le sentiment d’urgence et la culture de la productivité
Commençons par la base. On vit dans une culture de l’épuisement qui valorise la productivité 24/7 et la croissance constante. Cette culture nous fait croire que les gens autour de nous ne s’arrêtent jamais et donc qu’on ne devrait jamais s’arrêter nous-mêmes.
Ça renforce aussi chez beaucoup d’entre nous le sentiment que tout est urgent tout le temps. Bref, on ne se sent jamais à la hauteur des attentes.
Mais les attentes de qui finalement ? Si tout le monde est épuisé à essayer d’atteindre un standard inatteignable, c’est peut-être parce qu’il est temps de repenser le rythme auquel on vit.
Mais force est d’admettre que c’est dur de se donner le droit de ralentir.
On se sent mal de le faire.
On peut ressentir de la culpabilité de ne pas être assez productif/productive, en raison d’attentes sociales et personnelles élevées.
On peut se sentir paresseux/paresseuse quand on prend une pause.
On peut ressentir de l’anxiété face à un moment d’inactivité puisqu’on a l’habitude d’être constamment occupé/occupées.
Ces sentiments négatifs liés à la culture de la productivité ne s’estomperont pas d’eux-mêmes si on ne comprend pas clairement les avantages de ralentir pour notre bien-être.
Et c’est pourquoi on est là ! Pour t’encourager à vivre une vie plus lente !
Pourquoi la lenteur est l’une des habitudes les plus productive à adopter
Ralentir permet à nos ondes cérébrales de tomber dans des zones plus lentes d’oscillation électromagnétique. Cela a plusieurs avantages !
Avec l’aide de la méditation, par exemple, on peut apprendre à intentionnellement placer notre cerveau dans une zone d’onde Beta lent ou Alpha. Pendant et après la pratique, on se sent alors plus concentré/concentrée, posé/posée et apaisé/apaisée.
Avec l’aide des relaxations profondes (micro-siestes guidées comme on les nomme à Espace mental), on peut consciemment placer notre corps dans un état de sommeil profond et notre cerveau entre dans une zone d’onde cérébrale thêta ou delta. Une zone dans laquelle on gagne du temps de sommeil profond qui est associé à la récupération physique et la consolidation de la mémoire. Après la pratique, on est plus reposé/reposée, créatif/créative et focus.
Au fil du temps, et à l’aide de pratiques continues, le cerveau s’adapte à des rythmes plus lents. Et plus notre esprit s’acclimate à la lenteur, plus on se sent à l’aise d’être plus lent.
Pas un état moins productif.
Plus lent.
Plus réfléchi.
Plus paisible.
Comprends-tu où on s’en va avec ça ?
Plus tu vas te pratiquer à ralentir (en pratiquant, par exemple, la méditation ou les relaxations profondes), plus ça va devenir facile de normaliser un rythme de vie sain et de revendiquer ton droit d’être plus lent au quotidien.
Tu vas aussi remarquer une amélioration significative de ton efficacité au travail, une diminution de ton irritabilité, des prises de décisions plus réfléchies et une réaction plus sereine face aux situations stressantes.
Bref, ça vaut la peine d’intégrer des pratiques dans ton quotidien qui t’aident à ralentir tes ondes cérébrales.
Le repos – Un droit fondamental
On termine en te rappelant que le droit au repos est un droit fondamental acquis à la naissance, et que ralentir, dormir plus, prendre des pauses et te reposer sont des piliers fondamentaux à une vie saine.
L’article 24 de la Déclaration universelle des droits de l’homme de l’ONU stipule que “Toute personne a droit au repos et aux loisirs et notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail et à des congés payés périodiques.”
Chez Espace mental, on t’encourage à faire des choix vers une vie plus lente et intentionnelle. On t’aide à réfléchir à l’importance de te construire une vie dans laquelle tu te sens à l’aise de revendiquer ton droit au repos et un rythme de travail sain. On offre des services de relaxation autant pour les individus que pour les entreprises.
On tient d’ailleurs à remercier Marc Brien pour sa confiance et l’opportunité de partager notre travail avec toi. Au sincère plaisir de se parler de droit au repos et de bâtir une communauté de gens reposés ensemble.

Marie-Eve St-Germain, fondatrice d’Espace mental, est une activiste du droit au repos, et enseignante de relaxation profonde et de méditation, depuis plusieurs années déjà. Après son baccalauréat en enseignement, Marie-Eve a accumulé plusieurs certifications, entre autres, en méditation et Nidra pour comprendre les mécanismes derrière un esprit calme et un système nerveux régulé. Depuis ce jour, son but a toujours été de partager ces habiletés avec les autres et c’est pourquoi elle lance aujourd’hui son entreprise qui a à coeur la détente et la réduction de stress.
Marie-Eve s’amuse maintenant à se présenter comme une #siestefluenceuse et adore les conversations qui s’ensuivent.
Il souligne que ralentir ne signifie pas nécessairement l’inefficacité, mais plutôt une manière de rééquilibrer notre vie entre travail et loisirs, en prenant soin de notre santé. Le slow motion, tel qu’il est abordé, permet de redécouvrir des plaisirs simples, comme la marche en pleine nature ou la pratique d’une activité créative.