La connaissance de soi pour soulager la détresse psychologique

Vous vous sentez anxieuse/anxieux, dépressive/dépressif ? Vous sentez que vous traînez un boulet, que vous manquez de motivation ? Vous vous interrogez sur le sens de votre vie actuelle puisqu’elle ne ressemble pas à celle que vous aviez imaginée ? Et si la réponse se trouvait dans la connaissance de soi! Ou plutôt dans une méconnaissance de soi ou une connaissance plutôt floue ou approximative de soi.

Avec plus de 25 ans d’expérience en accompagnement de personnes en cheminement, je confirme l’importance de la connaissance de soi pour soulager la détresse psychologique et augmenter le plaisir de vivre.

Je fais référence ici à une connaissance de soi réelle et authentique. Je parle régulièrement, dans les ateliers que j’anime, de la notion de réelle réalité. Parce qu’il y a souvent un écart entre ce que je connais de moi – ou ce que je crois connaître de moi – et le moi authentique, le moi réel.

Il me vient en tête la chanson Maintenant Je Sais, de Jean Gabin, qui nous dit qu’avec l’âge et la sagesse, les certitudes de la jeunesse s’étiolent. De plus, avec toutes nos obligations : le travail, les études, la famille, les amis et le rythme effréné de la vie actuelle, il n’est pas rare que l’on se perde de vue. Le but n’est pas d’atteindre une connaissance complète de soi, cela est une utopie, mais plutôt de cheminer vers soi. Car, dès que l’on débusque un besoin bien à nous, qu’on reconnaît une limite et qu’on l’affirme ou qu’on identifie une émotion clairement, notre estime ainsi que notre confiance en soi augmentent, et ça, ça fait du bien!

À la fin de sa chanson, Jean Gabin déclame : « Maintenant je sais, Je sais qu’on ne sait jamais […] C’est tout ce que je ne sais, mais ça je le sais! ». Pour ma part, ces paroles m’enseignent une chose : ce n’est pas la destination qui importe, mais bien le voyage, le cheminement…

La connaissance de soi : la fondation de l’estime et de la confiance en soi

Plusieurs d’entre nous avons cherché à augmenter notre estime et notre confiance. Nous avons lu des livres de développement personnel. On nous a conseillé de répéter des mantras du genre : « Je suis beau/belle, je suis bon/bonne, je suis capable! ». Nous avons peut-être même participé à des fins de semaine de croissance personnelle. Et, malgré tous nos efforts, les résultats demeurent mitigés.

Dans tous ces exemples, il y a une constante : nous recherchons la solution à l’extérieur de nous! Nous espérons trouver la clé du bonheur dans un livre, dans la sagesse d’autrui ou via un guru. Et pourtant ! La clé se trouve cachée à l’intérieur de nous.

Ce que nous démontre la psychologie positive (branche de la psychologie qui s’intéresse aux caractéristiques des individus psychologiquement sains), c’est que les personnes heureuses ont leurs propres opinions, répondent à leurs besoins sans remords, n’ont pas particulièrement peur de leurs émotions, respectent leurs limites et se montrent fières de leurs accomplissements. Autrement dit, elles connaissent leurs valeurs, leurs besoins, leurs émotions ainsi que leurs ressources et limites.

Les obstacles à la connaissance de soi

Toute cette éducation et les milieux dans lesquels on a baigné ont contribués grandement à la construction de notre personnalité.

Cela dit, une question s’impose : qu’est-ce qui fait en sorte que nous ne nous connaissions pas si bien que ça ? C’est là que ça se complique un tantinet !

Pour commencer un début de réponse, remontons à notre enfance (oui, oui, je sais, encore l’enfance😉). Étions-nous autorisés à partager nos opinions, et quand nous le faisions, étaient-elles accueillies avec respect ou ridiculisées ? Nos demandes étaient-elles validées ou rejetées du revers de la main ? Étions-nous félicités pour nos réussites et supportés dans nos échecs ? Et pour ce qui était de nos émotions, leur expression était-elle permise, et si oui, dans quelle mesure ?

Les enfants apprennent, dès leur plus jeune âge, par mimétisme. C’est-à-dire qu’ils copient les comportements des adultes autour d’eux. Maintenant, demandez-vous : comment vos parents vivaient leurs valeurs, demandaient leurs besoins et exprimaient leurs émotions ? Le faisaient-ils, seulement ! Une fois cette réflexion entamée, observez-vous. C’est étonnant de voir à quel point il y a des ressemblances, n’est-ce pas ?

Toute cette éducation et les milieux dans lesquels on a baigné ont contribué grandement à la construction de notre personnalité. Et si, par malheur, le milieu familial dans lequel on a grandi était dysfonctionnel, nous avons alors développé des mécanismes de défense pour y survivre. Et, à l’âge adulte, ces mécanismes ne disparaissent pas comme par magie. Ils se terrent dans notre subconscient. C’est ce que j’appelle des mécanismes inconscients de défense.

Pour les débusquer, demandez-vous si vos comportements échappent parfois à votre contrôle. Des sautes d’humeur incontrôlées est un bon exemple. S’abstenir de dire le fond de notre pensée pour ne pas blesser en est un autre. Se sentir inférieur ou croire que personne ne peut nous comprendre en sont d’autres.

Il existe une voie royale pour se sortir de ces difficultés et reprendre du pouvoir sur sa propre vie. Hé oui ! Vous l’aurez deviné : la connaissance de soi. 😉

Éléments essentiels à connaître de soi

Pour diminuer l’emprise de ces mécanismes et reprendre le contrôle de sa vie, je suggère, lors de mes accompagnements individualisés, de réfléchir à ces quatre notions : les valeurs personnelles, les besoins fondamentaux, les émotions et les ressources et les limites.

En bref, mes valeurs personnelles m’indiquent ce qui est important pour moi dans la vie, me donnent une direction et, par conséquent, me facilitent grandement la vie lorsque vient le temps de faire un choix.

Mes besoins fondamentaux, quant à eux, si je prends le temps de les reconnaître et d’y répondre, me permettent de réellement prendre soin de moi. Ainsi, je vis un sentiment d’accomplissement et de fierté.

Chacune de mes émotions, si je leur donne accès à ma conscience et je comprends leur sens, me donnent de précieuses informations afin de réagir de façon appropriée aux différents événements qui surviennent dans ma vie.

Enfin, d’être au clair avec mes ressources et mes limites me démontre que j’ai un coffre à outils bien garni pour atteindre mes buts et me renseigne sur les limites à ne pas dépasser pour ne pas m’épuiser inutilement.

En définitive, ce que j’enseigne, c’est d’écouter ses émotions pour s’assurer de répondre à ses besoins fondamentaux grâce à ses propres ressources tout en respectant ses limites et ses valeurs.

En conclusion 

Les quatre notions que nous avons passées en revue ci-haut s’amalgament de façon dynamique pour former notre personnalité unique. En fait, pour cheminer afin d’augmenter notre satisfaction à vivre notre vie nous aurions tout avantage à bien les connaître, les accepter et agir en fonction d’elles.

Je vous invite à entreprendre ce merveilleux voyage de découverte de soi à l’aide de la formation de plus de 10 heures réparties en 20 capsules vidéo que je propose sur mon site, intitulée tout simplement : Niveau I – La connaissance de soi.

Si vous avez des commentaires ou des questions à la suite de la lecture de ce billet, ou durant votre cheminement, n’hésitez pas à m’écrire à information@marcbrien.ca.

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter un très bon cheminement !

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